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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 12:51

Bien que, cette année, nous les ayons commencées beaucoup plus tôt, les NAO viennent tout juste de se terminer.

Il aura fallu pas moins de 6 mois, d’âpres négociations, pour que 3 Organisations syndicales sur 4 apposent leurs signatures sur cet accord.

Bien qu’il ne réponde pas tout à fait à nos attentes il tente d’améliorer quelque peu nos rémunérations et conditions de travail.

A partir du 1er aout 2015 voici ce qui va changer :

SALAIRES :

Coeff 130 : 1460.94€ soit + 3.37€

Coeff 150 : 1467.69€ soit + 10.12€

Coeff 160 : 1481.19€ soit + 23.62€

Coeff 170 : 1538.54€ soit + 27.04€

Coeff 190 : 1606.02€ soit + 28.02€

Coeff 200 : 1703.87€ soit + 22.97€

Coeff 220 : 1808.46€ soit + 21.26€

Coeff 230 : 1862.45€ soit + 18.75€

Coeff 240 : 1913.06€ soit + 16.16€

Coeff 250 : 1967.04€ soit + 10.34€

Coeff 260 : 2034.52€ soit + 8.12€

Tous les salariés non cadre et hors grille CCA International France auront une revalorisation du salaire de base de 0.75%.

PRIME ANCIENNETE :

2% du salaire après 3 ans d’ancienneté

3% du salaire après 6 ans d’ancienneté

4% du salaire après 9 ans d’ancienneté

La prime d’ancienneté prévue par le dispositif précédent (1% après 1 an d’ancienneté, 2% après 2 ans d’ancienneté et 3% après 4 ans d’ancienneté) est acquise aux salariés ayant 1 an, 2 ans et 3 ans d’ancienneté au 31 juillet.

CONGES ENFANTS MALADES:

Pour les conjoints travaillants dans l’entreprise les deux pourront dorénavant bénéficier individuellement du même nombre de jours d’absence.

Est considéré comme enfant du salarié, celui qui vit au foyer ou qui est fiscalement rattaché. Le nombre de jours enfants malade est calculé par enfant.

CONGES CONVENTIONNELS :

Sur présentation d’un justificatif de vie commune il sera attribué une autorisation d’absence pour le décès d’un grand parent, belle sœur, beau frère y compris pour la famille du conjoint.

On entend par justificatif une attestation de domicile de moins de 3 mois mentionnant le nom des deux conjoints ou deux factures de chacun d’entre eux domiciliée à la même adresse.

ACCORD D’INTERESSEMENT :

La prime d’intéressement est repartie au prorata du temps de présence de chaque salarié.

Son montant est lié à l’atteinte d’un minimum de 80% du budget annuel. La distribution sera de 10% de l’EBIT réalisé avant intéressement.

Cet accord est valable pour les exercices 2015, 2016 et 2017.

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 15:12

ENSEMBLE LE 1ER MAI !!

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 14:38

Ensemble le 1er mai

Sous prétexte de lutter contre le chômage et pour la relance économique, le gouvernement détricote, au fil des différentes lois qu'il fait adopter, le droit social français au seul profit du patronat. Après la loi de sécurisation de l'emploi de 2013 qui a sabré, entre autres, toute la procédure d'information et de consultation du Comité d'Entreprise en matière de licenciements économiques, rendant ceux-ci beaucoup plus rapides. Nous avons eu la loi MACRON qui organise la casse des Conseils de Prud'hommes (trop favorables aux salarié-e-s), efface des années de jurisprudences en matière d'obligations en cas de licenciements économiques (rendant quasi impossible à l'avenir toute contestation de ce type de licenciement). Aujourd'hui, le Ministre du travail a présenté un projet de loi qui selon ses dires devrait réformer le dialogue social dans notre pays pour le rendre plus efficient. En réalité, le gouvernement s'est, à nouveau, plié aux desideratas du MEDEF. Du renforcement du dialogue social, il n'est point question dans cette loi, qui bien au contraire réduit considérablement les moyens donnés aux représentants du personnel : Réduction du nombre de réunions obligatoires (6 au lieu de 12) ce qui engendrera des réunions extrêmement denses où les sujets seront abordés de façon superficielle. Réduction du nombre de représentants par la création d'une instance unique (chère au MEDEF) qui entraînera un éloignement des élu-e-s vis-à-vis des salarié-e-s et donc à terme des représentants qui ne représenteront plus qu'eux-mêmes. La mise à mal du monopole de la négociation collective tenu par les organisations syndicales qui va permettre à des représentants « sans étiquette » de pouvoir signer des accords d'entreprise sans avoir reçu la moindre formation ou information sur le sujet traité. Le risque est extrêmement fort que ces élu-e-s ne fassent qu'avaliser les positions rétrogrades du patron.

 La suppression de l'obligation de négocier annuellement les augmentations de salaires. Celles-ci pouvant avoir lieu que tous les 3 ans. Superbe avancée pour lutter contre la baisse du pouvoir d'achat des salarié-e-s que de permettre aux patrons de ne plus augmenter que tous les 3 ans. Comme nous le voyons, ce gouvernement qui se dit « socialiste » n'a de cesse de remettre en cause les acquis des luttes menées par nos prédécesseurs. Et de ce fait il cautionne le MEDEF qui affirme que nos acquis créeraient un carcan législatif peu propice au développement de l'économie et donc à la lutte active contre le chômage. Il ne faut pas se tromper, ce n’est pas en rognant les droits des salarié-e-s, et de leurs représentant-e-s, que nous mettrons fin au chômage endémique que nous subissons. Mais c’est créant les conditions d’une meilleure répartition des richesses créées par les travailleurs et les travailleuses. Notamment par une réduction du temps de travail accompagnée d’embauches compensatrices qui permettraient à la fois une amélioration des conditions de travail et une diminution du chômage.

Alors soyez nombreux à venir manifester ce 1er mai, pour une autre politique sociale qui profite à toutes et tous et non pas qu’aux seuls actionnaires.

Non au pacte de responsabilité - Retrait de la loi Macron - Abandon de la loi REBSAMEN

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 14:33

Depuis plusieurs mois, la CGT demandait à ce que la loi soit appliquée à CCA au sujet des congés payés pour enfants à charge.

En effet, l’article L.3141-9 du code du travail, prévoit que les femmes qui n’ont pas cumulé 30 jours de congés, on droit à deux jours supplémentaires de congés par enfant à charge (vivant au foyer et ayant moins de 15 ans), sans toutefois dépasser un total de 30 jours de CP. De plus le fait qu’elle soit mariée ou non n’importe peu, ainsi que le fait que ce soit son enfant légitime ou celui de son conjoint.

Ex 1: femme avec deux enfants (8 et 10ans), rentrée dans la société en cours d’année, ayant cumulé un droit à 23 jours de CP. Elle a donc ses 23 jours + 2x2 jours de CP soit 27 jours.

Ex 2: femme vivant en concubinage, ayant acquis 23 jours de CP et, dont l’enfant du concubin vit au foyer et a moins de 15 ans. Dans ce cas : la femme a 23 jours + 2 jours de CP

Ex 3: femme avec 1 enfant de moins de 15 ans vivant au foyer ayant acquis 30 jours de CP. Dans ce cas pas de jours de CP en plus puisqu’elle a déjà ses 30 jours.

Ex 4 : femme avec un enfant de 15 ans vivant au foyer. Pas de congés payés en plus.

Les deux conditions pour que l’enfant donne droit à deux CP en plus :

-Qu’il ait moins de 15 ans au 30 avril de l’année en cours.

-Que la demande pour en bénéficier, soit faite avant le 31 mai auprès du service RH.

Une fois de plus, c’est grâce à la CGT qui se bat sans arrêt pour les salariés de CCA, que le code du travail va être enfin appliqué.

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 13:00

Les confédérations CGT, FO et l'Union Syndicale SUD/Solidaires appellent l'ensemble des salarié-e-s du public et du privé à une journée de grève interprofessionnelle et de manifestation à Paris le 9 avril prochain.

Le collectif confédéral des Centres d'Appels Téléphoniques s'associe pleinement à cette journée de luttes.

Il faut s'engager, dans nos entre-prises, nos administrations et dans la rue, pour contrer toutes les mesures imposées tant par le gouvernement que par les patrons. Que ce soit la logique du « pacte de responsabilité », les dispositions de la loi « Macron » ou les plans drastiques d'économie qui touchent tous les secteurs, tout cela va dans un seul sens celui des plus riches.

Ce ne sont pas les patrons, les action-naires, les politiciens professionnels ou les rentiers qui font vivre la société. Ce qui nous permet de vivre en-semble, de produire des biens utiles à tous et à toutes, de mettre en commun des services, de partager les connaissances, etc., c'est le travail de chacun et chacune.

L'organisation actuelle de la société rejette une partie d'entre nous vers le chômage et la précarité pour mieux faire pression sur toutes et tous et nous impose des conditions de travail toujours plus mauvaises (stress, dangers physiques, flexibilité, etc.). Mais puisque personne ne travaille pour nous, pourquoi déciderait-on pour nous ?

Les actionnaires du CAC 40 ont reçu 56 milliards d'€ de dividendes en 2014, soit une hausse de 30% par rapport à 2013. Près de 13 milliards d'€ ont été distribués sans contreparties aux entreprises par le biais du Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'Emploi (CICE) sans compter les centaines de milliards d' exonérations de cotisations offertes par tous les Gouvernements depuis 25 ans.

Mais de quelle crise parle-t-on ?

D'après le Gouvernement (sous la pression du Medef), la politique actuelle serait le remède nécessaire à la crise qui toucherait notre pays. La déconstruction de notre modèle social n'est pas une réponse à la crise mais bien un accélérateur de cette crise que nous subissons, nous, et pas les actionnaires qui réussissent à se « gaver » toujours plus.

Le gel généralisé des salaires, des traitement et pensions condamne toujours plus de travailleurs à la misère et à la précarité sociale (santé, énergie, logement, transport...).

Dans les services publics les dizaines de milliers de suppressions d'emplois, les fermetures des accueils (CARSAT, Impôts, Poste, Office HLM...) aggravent par ricochet les conditions de travail dans les centres d'appels où les salarié-e-s se retrouvent face à des situations inextricables et à la colère légitime des usagers excédés.

Le collectif CGT des centres d'appels exige la reconnaissance financière des compétences exploitées par les patrons dans les centres d'appels : connaissances très larges, responsabilités, exigences organisationnelles (physiques, émotionnelles, temporelles...), multi-dimensionnalité du poste.

Le collectif CGT des centres d'appels exige l'amélioration des conditions de travail des salarié-e-s des centres d'appels : la fin du flicage (contrôle de la durée des appels, des pauses, y compris biologiques, écoutes...), la prise en compte du travail réel (situations violentes, pressions psychologiques...), obligation de faire face à des injonctions contradictoires.

Il est grand temps de montrer au Gouvernement et à nos Patrons que nous en avons marre de « nous faire plumer ». Il est grand temps qu'une autre politique soit mise en oeuvre tant au niveau national que dans les entreprises.

Soyons nombreux le 9 avril à dé-brayer, à faire grève, à manifester, pour montrer notre mécontente-ment, pour exiger une meilleure répartition de ces richesses que nous sommes les premiers à créer.

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 14:40

 

mercredi 18 février 2015

Combattre et réduire le chômage, permettre la création d’emplois en changeant de politique économique, préserver les droits et tous les régimes sociaux, garantir et promouvoir le service public, augmenter les salaires (secteurs public et privé), les retraites, les pensions et les minimas sociaux, constituent des priorités sociales, de surcroît en période de crise.

Réunies le 17 février 2015, les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires affirment leur détermination pour faire aboutir ces revendications et lutter contre l’austérité et ses impacts destructeurs tant socialement, économiquement que démocratiquement.

Le « pacte de responsabilité », la rigueur budgétaire, la réforme territoriale, nombre de dispositions du projet de loi libérale « Macron » ainsi que plusieurs décisions des pouvoirs publics et du patronat aggravent la situation des salarié(e)s, des retraité(e)s et des chômeurs(ses).

De nombreuses luttes et mobilisations syndicales sont d’ores et déjà engagées dans les entreprises, les services publics et les secteurs professionnels.

Pour faire converger ces revendications et exiger du gouvernement et du patronat qu’ils y répondent, les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires s’engagent dans un processus de mobilisation. Conscientes de leur responsabilité, elles invitent les retraité(e)s et les chômeurs(ses) à se mobiliser et appellent l’ensemble des salarié(e)s, du public et du privé, à une journée de grève interprofessionnelle et à manifester le 9 avril 2015.

Paris, 17 février 2015

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 14:12

 

 

                                              

Ses statuts dont son article 1: "(...) Prenant en compte l’antagonisme fondamental et les conflits d’intérêts entre salariés et patronat, entre besoins et profits, elle combat l’exploitation capitaliste et toutes les formes d’exploitation du salariat. C’est ce qui fonde son caractère de masse et de classe.(...)"

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 14:09

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 15:18

                 

Le 16/02/2015

 

L’ouverture des NAO a eu lieu avec la 1ère réunion le 11 février 2015.

 

Voici donc les dates prévues pour les engager réellement :

- 19 mars 2015 : analyse des différents documents que nous avons demandé afin d’étayer nos revendication

- 16 avril 2015 : échanges des propositions et revendications des organisations syndicales et de la direction.

- 21 mai 2015 : négociations et échanges entre les différents protagonistes de ces NAO.

- 16 juin 2015 : signature ou non d’un accord ou procès verbal de désaccord.

 

Cette année encore, la situation étant celle que nous connaissons tous, les négociations vont être rudes.

Pour autant, notre direction, si on en croit  les propos qu’elle a tenus le 11 février, semble plus disposée que l’année dernière à entamer les échanges et écouter nos revendications même si, selon notre directeur général, « la météo est plutôt mauvaise ».

Rien n’est  gagné d’avance !!

Pour preuve, rappelez vous que pour aboutir il nous a fallu parfois lutter, voire résister.

 

C’est grâce à vos mobilisations que nous avons eu des augmentations de salaire et que nous bénéficions d’avantages que ne prévoit pas la convention collective : 

* jours pour maladie ou hospitalisation des enfants  (la convention ne prévoit rien).          

* jours de carence pour maladie (7 jours dès le 1er arrêt dans la convention)

* jours de CP supplémentaires pour ancienneté (la convention prévoit le 1er à 5 ans le 2ème à
   10ans et le 3ème à 15 ans).
* dispositions particulières pour les maladies reconnues à 100% par la sécurité sociale.

* déménagement : 1 jour par an au lieu de 1 tous les trois ans.

* jours conventionnels supplémentaires :
                  - 3 jours  au lieu de 2 pour décès : père, mère, beau père, belle mère et membre de
                     la fratrie.

- 2 jours au lieu de 1 pour décès : grands parents, belle sœur, beau frère.

                  - 5 jours pour le salarié qui se pacse alors que la convention n’en prévoit pas.

Nous comptons donc sur votre engagement pour continuer à améliorer nos conditions de travail et le cas échéant nous soutenir en vous mobilisant.

 

Merci de nous faire parvenir vos revendications au plus vite afin que nous construisions nos revendications.

 

 

Vous pouvez les remettre à vos représentants CGT :

Sur le site de Copernic : Jérôme Guillot (Ricoh), Edith Boyer (Ricoh), Catherine Deshoulières (Allianz),  Audrey Vault-Deschamps (FCC), Anne Vaillant (FCC) Magali Mas (C+), Sylvie Minon (Assurance, SAV), Lindsay Da Costa (SAV). 

Sur le site de Galilée : Michelle Da Costa (GDF), Mathilde Corby(GDF), Claudie Thouvenin (GDF Akio), Charli Chamoley (GDF MV), Paula Chabauti (GDF OE)

 

 

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 12:09

Les premières formes de protection sociale sont des créations ouvrières. Pour l’essentiel, elles prennent forme au moment de la révolution industrielle ; cette dernière modifi e les conditions de travail et provoque des risques nouveaux, des accidents plus nombreux, des maladies et déjà le chômage. Il n’existe alors aucun système de protection. Invalides, blessés, malades, usés par la vieillesse, sont au même régime : sans travail pas de revenu ! Penser, puis construire des dispositifs de protection sociale, pour un mouvement ouvrier naissant, n’est pas chose aisée.

C’est en s’organisant, en faisant grandir la conscience de la solidarité des intérêts de classe que les travailleurs trouvent la voie pour, avec leurs luttes, imposer peu à peu la satisfaction de leurs besoins sociaux.
Au début de cette construction solidaire, les ouvriers d’une même activité fondent les mutuelles qui dispensent une couverture des risques.
Elles servent aussi à organiser la résistance à l’exploitation patronale à l’image de la révolte des Canuts lyonnais en 1834.
Inquiets les patrons des grandes entreprises, qui se heurtent aussi à la naissance du syndicalisme (1895), fondent leurs œuvres sociales en espérant intégrer les travailleurs à l’entreprise.

C’est en 1910 que la loi institue les retraites ouvrières et paysannes obligatoires.

La CGT combat le système de cotisation qui pèse sur les salaires, la faiblesse des prestations et le principe de capitalisation. Cette loi sera vite caduque parce qu’inefficace face aux besoins sanitaires à la sortie de la guerre.

La loi de 1928 instaure le système d’assurances sociales mais l’opposition des patrons et des élus de droite en empêche son application jusqu’en 1930 !
Ces assurances organisent une couverture pour la maladie (indemnités journalières à 50 % du salaire avec un délai de carence de 6 jours), la maternité, l’invalidité (pension pour une incapacité des deux tiers), la vieillesse et le décès (capital très faible).
C’est aux patrons marqués par la doctrine sociale de l’Église que nous devons l’origine des allocations familiales.
On trouve des exemples de suppléments familiaux versés par l’entreprise en 1880 ; et dans la fonction publique dès 1860.

Les lois de 1932 et 1938 les généralisent, l’action politique que les allocations familiales exercent sur la démographie sera vite doublée par le gouvernement de Vichy et le « familialisme d’État » basé sur le renvoi des femmes au foyer.

Au début des années 1940 un système de protection sociale est en place ; il n’est ni obligatoire ni général, et il est assurantiel.

Pour une protection sociale universelle, obligatoire et solidaire, il faut attendre le Conseil national de la Résistance (CNR).

Ambroise Croizat, ministre du travail en 1945 à la LibérationC’est en effet dans les combats de la Résistance que se forge l’exigence de progrès sociaux et démocratiques. À la Libération le CNR, dans lequel sont représentées la CGT et la CFTC, prévoit : « un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence dans tous les cas où ils seraient incapables de se les procurer par le travail, avec la gestion appartenant aux représentants des assurés et de l’Etat. (…)Une retraite permettant aux vieux travailleurs de fi nir dignement leurs jours. »

L’affaire fait débat à l’Assemblée consultative provisoire. Ambroize Croizat, Secrétaire général de la Fédération CGT des métaux et député du PCF est à la manœuvre, puis Georges Buisson, secrétaire de la CGT, est désigné rapporteur : le 4 octobre 1945, l’Assemblée adopte le plan de sécurité sociale sous la forme d’une ordonnance.
Ambroise Croizat, devenu ministre du travail, et Pierre Laroque, directeur général des Assurances sociales, mettent en œuvre les ordonnances.

La loi de généralisation de la Sécurité sociale est adoptée le 22 mai 1946.
Désormais la sécurité sociale est un droit fondamental et non plus un mécanisme d’assurance pour couvrir un risque. Cette transformation fondamentale est tout de suite combattue.
Le patronat et une partie de la droite tentent d’entraver sa mise en place, au contraire la CGT s’y engage résolument.
Les premières élections aux conseils d’administration des Caisses de Sécurité sociale et d’allocations familiales ont lieu le 24 avril 1947. Près de trois salariés sur quatre votent, la CGT est prédominante dans 109 des 124 caisses de Sécu et dans 101 des 111 caisses d’allocations familiales.
Un résultat qui n’arrête pas les attaques réactionnaires qui prétendent que le système est trop coûteux pour les entreprises, inadapté à l’évolution démographique, attentatoire aux libertés individuelles … Les assureurs privés ne reculent devant aucune argumentation !

Défendue par les salariés, la Sécurité sociale résiste mais peu à peu les coups amputent le système :
- 1949 premières diminutions de prestations ;
- 1959 majoration du ticket modérateur
- 1967 éclatement du système en trois caisses, suppression des élections aux conseils d’administration, augmentation du ticket modérateur
- à partir de 1974 et depuis cette date diverses mesures tendent à freiner les dépenses sociales et visent à reporter la charge de leur financement sur les ménages.
- 1983 création du forfait hospitalier
- 1990 création de la CSG
- 1995 plan Juppé
- 2003- 2010 réformes des retraites
- 2004-2009 réformes du système de santé et d’assurance maladie


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